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Un des sacrements qui rend chrétien

Le sacrement de la confirmation est l’un des sept sacrements. Comme le baptême, il est reçu une seule fois dans la vie d’un chrétien. Avec le baptême et l’eucharistie, il fait partie des trois sacrements de l’initiation chrétienne, c’est-à-dire des sacrements qui, ensemble, permettent de devenir un chrétien à part entière.

Un sacrement qui n’est pas facultatif : il donne croissance et force pour approfondir le baptême

Le sacrement de la confirmation est un sacrement qui fait croître la vie de Dieu chez le baptisé pour qu’elle se déploie au-delà de lui. C’est un sacrement de croissance (au plus profond de soi-même) et de force (pour aller au-delà de soi-même). Il reprend et approfondit la grâce déjà reçue au baptême. Le sacrement de la confirmation n’est pas facultatif dans la vie chrétienne : avec la réception de l’eucharistie, il est vital pour que Dieu achève ce qu’il a commencé au baptême. Ainsi, dans le sacrement de la confirmation, Dieu s’engage et manifeste au baptisé qu’il le reconnaît pleinement comme son fils et qu’il sera toujours pour lui un père ; l’union au Christ est renforcée en vivant plus explicitement de son Esprit ; les dons de l’Esprit-Saint se déploient au mieux dans la vie du baptisé pour que celui-ci prenne totalement sa place dans l’Église, le Corps du Christ, et qu’il soit plus réceptif au souffle de l’Esprit-Saint dans sa vie et dans le monde. Il pourra alors témoigner de sa foi en Jésus-Christ par toute sa vie et vivre au mieux de la Bonne Nouvelle.

Un don gratuit de Dieu à déployer dans sa vie

Comme tout sacrement, la confirmation est d’abord et avant tout un don de Dieu. C’est un don totalement gratuit, sans retour, au-delà même de la nécessité et de la qualité de la préparation à ce sacrement. (Le mot “confirmation” prête souvent à confusion. On ne confirme pas soi-même son baptême : c’est l’engagement et le don de Dieu qui confirme et approfondit la grâce reçue au baptême. Le mot confirmation vient du verbe latin “confirmare” qui veut dire encourager, consolider, affermir.) Si le don de Dieu prend effet avec le sacrement, il appartient néanmoins au baptisé-confirmé de répondre à ce don de Dieu et de le laisser se déployer pleinement dans sa vie. Car le sacrement de la confirmation place le chrétien et la vie chrétienne dans dynamique de croissance, celle de la vie avec l’Esprit-Saint. La confirmation ouvre toujours sur l’avenir, un avenir enraciné avec le Christ, dans la liberté que donne l’Esprit.

Être marqué de l’Esprit-Saint, par le geste de l’évêque

Le sacrement de la confirmation est donné par l’évêque du diocèse ou son délégué. En ce cas, il s’agira le plus souvent d’un représentant de l’évêque dans le diocèse : un vicaire général ou un vicaire épiscopal. S’il y a un très grand nombre de personnes à être confirmées, l’évêque ou son délégué peut faire appel pour l’aider à tout prêtre présent lors de la célébration. Au cours de la célébration, l’évêque impose les mains à tous ceux qui reçoivent le sacrement et il invoque pour eux le don particulier de l’Esprit-Saint. Puis il fait sur leur front une onction avec le Saint-Chrême (huile parfumée, consacrée par l’évêque en présence de tous les prêtres du diocèse à la messe chrismale, pendant la Semaine sainte) en disant : « Sois marqué de l’Esprit Saint, le Don de Dieu ». Par cette “marque” de l’Esprit (ou ce “sceau”) donnée par l’évêque en Église, le sacrement de la confirmation insère ainsi pleinement le baptisé dans l’Église et l’aide à trouver sa place dans le monde, en vrai témoin du Christ.

Deux images pour mieux comprendre

Malgré leur limites, deux images aideront à mieux comprendre le sens de la confirmation par rapport au baptême. Ainsi, le rapport entre le baptême et la confirmation est analogue à celui que le Christ vit de Pâques à Pentecôte. Tout est réalisé par le Christ à Pâques, y compris un premier don de l’Esprit Saint, pour suivre l’Évangile selon saint Jean (cf. Jean 20,22). À la Pentecôte, telle que saint Luc la décrit dans les Actes des Apôtres, ce don vient se déployer : les apôtres, embrasés du don de l’Esprit, s’ouvre à toute l’humanité pour y témoigner que le Christ y est à l’œuvre. C’est la naissance de l’Église. On peut parler aussi du rapport entre la naissance et la reconnaissance. Dans la vie d’un être humain, tout est donné à la naissance, comme tout est donné au baptême. Mais pour qu’un petit d’homme puisse grandir et se déployer, il a besoin que ses parents le reconnaissent comme leur enfant et l’aident à grandir. C’est un sens du sacrement de la confirmation. C’est aussi la dynamique de ce qu’à vécu le Christ pour nous : tout était donné dans l’incarnation, avec ce double mystère de l’annonciation ou l’Esprit Saint est à l’œuvre et de la nativité. Mais quand le Christ est plongé dans les eaux du Jourdain, commençant sa vie publique, Dieu, son Père fait descendre sur lui l’Esprit Saint et le reconnaît comme son Fils : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j’ai mis tout mon amour. » (Cf. Matthieu 3,16-17)

texte recueillis sur le site   www.liturgiecatholique.fr

Dimanche 18 Janvier 2009 à 21h23 dans La confirmationPoster un commentaire

LE SACREMENT DE CONFIRMATION

Nature et histoire de la confirmation

  

 

Le Cybercuré

 


1. Qu’ la confirmation ?

On ne voit pas toujours très bien ce que représente la confirmation. La profession de foi paraît plus claire. Pour être motivé à la recevoir, il faut réfléchir à ce qu'elle nous apporte.

Le sacrement de confirmation nous donne les dons de  l’Esprit Saint pour nous fortifier dans la foi et nous faire vivre pleinement la vie chrétienne unie au Christ. D'autre part, la confirmation, qui est donnée par l'évêque  nous incorpore pleinement à l'Église; elle est un appel  à un engagement plus personnel et à une mission de témoignage de la foi.

La Confirmation, comme le Baptême, imprime dans l’âme du chrétien une marque spirituelle indélébile qu'on appelle le "caractère"; c’est pourquoi on ne peut recevoir ce sacrement qu’une seule fois dans la vie.

2. La confirmation : une nouvelle

La confirmation est une nouvelle Pentecôte : un don de l'Esprit en vue du témoignage de la foi. L'Esprit accomplit dans les confirmands ce qu'il a réalisé dans les apôtres le jour de la Pentecôte. Le récit de la Pentecôte ( Actes des apôtres 2,1-11) est, le plus souvent, la lecture qui est faite au cours de la messe de confirmation.

Ac 2:1- Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu,
Ac 2:2- quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient.
Ac 2:3- Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu ; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux.
Ac 2:4- Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.
Ac 2:5- Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel.
Ac 2:6- Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome.
Ac 2:7- Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : " Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ?
Ac 2:8- Comment se fait-il alors que chacun de nous les entend dans son propre idiome maternel ?
Ac 2:9- Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d'Asie,
Ac 2:10- de Phrygie et de Pamphylie, d'Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence,
Ac 2:11- tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu ! "

Commentaire de Actes 2,1-11 http://missel.free.fr/Annee_A/paques/pentecote_1.html 

Voir Fête de la Pentecôte

3. Les "de l'Esprit"

Pendant l'imposition des mains, l'évêque demande à Dieu de donner en plénitude l'Esprit qui reposait sur son fils Jésus : l'esprit de sagesse et d'intelligence, l'esprit de conseil et de force, l'esprit de connaissance et d'affection filiale et l'esprit d'adoration.

Cette demande est inspirée par un texte du prophète Isaïe (11,2-3) qui décrit les dons que le messie recevra de Dieu. La tradition chrétienne a beaucoup insisté sur sept dons de l'Esprit.

Mais cette liste n'est pas limitative. Les béatitudes sont aussi des dons de l'Esprit. 

4. La confirmation : une mission de

De même que les apôtres, remplis de l'Esprit saint à la Pentecôte, se sont mis à annoncer la Bonne nouvelle, de même les dons de l'Esprit à la confirmation appellent au témoignage et donnent l'aptitude au témoignage. Le confirmé témoigne pour bâtir l'Église, il rend témoignage au Christ pour l'édification de son Corps. Le confirmé est appelé à prendre une part active à la vie de l'Église.

5. Qu'est ce que la confirmation apporte de plus que le  ?

Nous recevons l'Esprit saint à la fois au baptême et à la confirmation. Au baptême, qui est le sacrement de la naissance à la vie chrétienne, l'Esprit nous rend enfant de Dieu. A la confirmation, qui est le sacrement de la croissance et de la maturité spirituelle (comme l'enseigne St Thomas d'Aquin), l'Esprit nous confère une mission. Ainsi, la confirmation est l'achèvement du baptême.

6. Quelle est la entre la profession de foi et la confirmation ?

La profession de foi et la confirmation ont toutes les deux un lien étroit avec le baptême, mais la relation est différente. La profession de foi  consiste principalement dans le renouvellement personnel et libre  des promesses du baptême, c'est un engagement humain. Elle confirme la profession de foi du baptême qui a été faite par les parents pour un baptême de bébé.

La confirmation est un sacrement  et, comme tout sacrement, c'est d'abord une action de Dieu. Dieu, par l'évêque,  confirme la grâce du sacrement de baptême. Ce serait une erreur de voir principalement dans la confirmation un engagement qui "confirmerait" personnellement la foi professée par ses parents lors du baptême. 

7. Est-il d'être confirmé ? Nécessité de la confirmation

La nécessité de la confirmation n'est pas toujours comprise. Cependant il est nécessaire d'être confirmé pour vivre une vie chrétienne authentique, car la force de l'Esprit est indispensable pour vivre en vrai témoin du Christ. C'est un manque important de ne pas avoir reçu tous les dons de l'Esprit. 

De plus, il y a des cas où la confirmation est obligatoire comme pour la mission de parrain ou marraine de baptême et de confirmation (canon 874). Certains diocèses demandent que ceux qui ont une responsabilité importante dans l'Église soient confirmés

Le code de droit canonique demande aussi que l’on n’admette pas au mariage des fiancés non confirmés sauf « s'il existe un grave inconvénient » (canon 1065). De fait, certaines paroisses exigent la confirmation pour le mariage. Cependant en France, où la confirmation est conférée à l'adolescence, beaucoup de jeunes ne sont pas confirmés et il y aurait un grave inconvénient à exiger la confirmation. Pour les mariages qui ont lieu dans des pays comme l'Espagne ou l'Italie, la confirmation est habituellement exigée, il y a une nécessité de la confirmation. 

Documents sur le sacrement de la confirmation

Le sacrement de confirmation et la vie dans l'Esprit (Catho de Namur) http://www.catho.be/namur/ouvrages/livre2/esprit-SEPTIEME.html 

La confirmation achèvement du baptême http://www.catho.be/namur/Expo98/pag18.html 

La confirmation est-elle nécessaire ? http://www.asaintnicolas.net/model.php4?ver=4&page=3205  

Sommaire confirmation   Sommaire général

DE LA CONFIRMATION

Voir Histoire du baptême

1. Dans l'Église : imposition des mains et onction 

La confirmation trouve son origine dans le Livre des Actes des Apôtres (8,15-17 et 19,1-7). Elle se recevait immédiatement après le baptême et ne constituait pas un sacrement particulier ; elle était une partie de l’initiation chrétienne, un complément du baptême par l'imposition des mains. Lorsque le baptême n'était pas donné par un apôtre, il était complété par l'imposition des mains faite par un apôtre. Cette imposition des mains donnait l'Esprit saint.

Telle que Tertullien (fin 2eme siecle) la décrit dans son De baptismo, la célébration du baptême à Carthage comporte deux rites baptismaux (bénédiction de l’eau et bain baptismal, avec triple confession de foi et triple immersion) et deux rites post-baptismaux (onction d’huile et imposition des mains pour le don de l’Esprit Saint).

2. Dans l'Église d': la "chrismation", donnée par le prêtre,  suit le baptême

 Il en est  ainsi dans l’Église d’Orient où tout baptisé est immédiatement confirmé et reçoit l’eucharistie. Lorsque le nouveau baptisé est essuyé, le prêtre lui met sa robe de baptême. Il lui fait une onction de saint chrême sur le front, les yeux, les narines, la bouche, les oreilles, la poitrine, les mains et les pieds en disant "Reçois la marque du don de l'Esprit Saint". Avec le baptisé le prêtre fait trois fois le tour du baptistère. 

Le 4ème siècle marque alors un tournant dans l’histoire des rites d’initiation. En Orient, les rites post-baptismaux (l'onction de saint chrême) sont de plus en plus valorisés. Ce sacrement est appelé «Chrismation», onction avec le «chrême». 

Ainsi, la pratique des Églises d'Orient souligne l'unité de l'initiation chrétienne. Elle ne dissocie pas du baptême les rites post-baptismaux. En Orient, les deux sacrements étant unis, la «Chrismation» est conférée par le prêtre qui baptise, et qui fait l'onction avec le chrême (myron) consacré par l'évêque (cf. CEC, n. 1312).

La pratique de l'Église latine exprime plus nettement la communion du nouveau chrétien avec son évêque, garant et serviteur de l'unité de son Église, de sa catholicité et de son apostolicité, et par là, le lien avec les origines apostoliques de l'Église du Christ» (CEC, n. 1292). 

Messe chrismale

3. En : la "confirmation", séparée du baptême,  est donnée par l'évêque

En Occident, la confirmation va se séparer peu à peu du baptême.
Le premier témoignage signalant que l’évêque va imposer les mains à ceux qui ont été baptisés antérieurement date de 380 ; mais déjà le Concile d’Elvire (Espagne, vers 300) reconnaissait la nécessité d’une "perfection du baptême" par l’évêque si le baptême a été conféré par un diacre,  

L'extension de l’Église dans les campagnes venant empêcher l’évêque de célébrer lui-même tous les baptêmes, la confirmation est donc reportée chaque fois qu’une célébration de baptême est présidée par un prêtre, jusqu’au passage d’un évêque. 

Fauste de Riez (405-485) donne une interprétation théologique de cette confirmatio par rapport au baptisma : au baptême, explique-t-il, nous sommes régénérés pour vivre, après le baptême nous sommes confirmés pour la lutte. C'est en Gaule, au Ve siècle, qu'apparaît le terme de "Confirmation" pour le don de l'Esprit célébré dans la foulée du baptême. Ce terme a été adopté par l'ensemble des langues d'Europe, sauf l'italien (cresima) et le portugais (crisma).

  En Occident, ce terme exprime la confirmation du Baptême en tant que renforcement de la grâce à travers le sceau de l'Esprit Saint. 

 Dans le rite latin, le ministre ordinaire de la Confirmation est l'évêque, qui, pour des motifs sérieux, peut en concéder la faculté à des prêtres, c'est-à-dire à des délégués (cf. CEC, n. 1313).

4. La confirmation a partir du siècle

A partir du seizième siècle, le catéchisme est organisé et va rythmer la vie sacramentelle. Le sacrement de confirmation marquera l’entrée au catéchisme et l’eucharistie marquera la fin du catéchisme. En France, la situation du sacrement de confirmation va se compliquer par l’introduction, au dix-septième siècle, de la communion solennelle. 

En 1910, dans le décret "Quam singulari", le pape saint Pie X demanda qu’on admette à l’eucharistie les enfants beaucoup plus jeunes dès « l'âge de raison » vers 7 ans. Il en résulte que la confirmation n'est donnée qu'après la première communion.

5. La confirmation après le Vatican II  

Dans le cadre de la réforme liturgique de Vatican II, l’ordre des trois sacrements est toujours : baptême, confirmation, Eucharistie. L’Eucharistie achève l’initiation (n° 213), elle en est le sommet (n° 235). Quant à la confirmation, elle doit avoir lieu aussitôt après le baptême sauf, dit le Rituel, si une grave raison s’y oppose (n° 211).

Le renouveau du catéchuménat va faire redécouvrir ce sacrement qui retrouve sa place comme complément du baptême. Même si l’on fait le choix  de séparer la célébration de la confirmation de celle du baptême pour donner toute sa valeur au néophytat, la confirmation doit toujours être clairement proposée à tout candidat au baptême. Peu à peu, le sacrement de la confirmation retrouve sa place et son sens. 

Cependant, en France, le sacrement de confirmation est donné longtemps après l'eucharistie, car il devient peu à peu le sacrement de la militance. Il n’est plus proposé qu’aux chrétiens engagés dans une aumônerie ou dans des mouvements. La confirmation est souvent présentée ou vécue par les jeunes comme sacrement d’engagement effectif dans la communauté ecclésiale pour marquer une meilleure participation à la vie de la communauté.

Sommaire confirmation  Sommaire général

Mercredi 18 Février 2009 à 21h22 dans La confirmationPoster un commentaire

Vendredi 04 Décembre 2009 à 20h20 dans La confirmationPoster un commentaire

Dimanche 23 Août 2009 à 19h30 dans La confirmationPoster un commentaire

Article 2
LE SACREMENT DE LA CONFIRMATION

1285 Avec le Baptême et l'Eucharistie, le sacrement de la Confirmation constitue l'ensemble des " sacrements de l'initiation chrétienne ", dont l'unité doit être sauvegardée. Il faut donc expliquer aux fidèles que la réception de ce sacrement est nécessaire à l'accomplissement de la grâce baptismale (cf. OCf prænotanda 1). En effet, " par le sacrement de Confirmation, le lien des baptisés avec l'Église est rendu plus parfait, ils sont enrichis d'une force spéciale de l'Esprit Saint et obligés ainsi plus strictement à répandre et à défendre la foi par la parole et par l'action en vrais témoins du Christ " (LG 11 ; cf. OCf prænotanda 2).

I. LA CONFIRMATION DANS L'ECONOMIE DU SALUT


1286 Dans l'Ancien Testament, les prophètes ont annoncé que l'Esprit du Seigneur reposerait sur le Messie espéré (cf. Is 11, 2) en vue de sa mission salvifique (cf. Lc 4, 16-22 ; Is 61, 1). La descente de l'Esprit Saint sur Jésus lors de son baptême par Jean fut le signe que c'était Lui qui devait venir, qu'il était le Messie, le Fils de Dieu (cf. Mt 3, 13-17 ; Jn 1, 33-34). Conçu de l'Esprit Saint, toute sa vie et toute sa mission se réalisent en une communion totale avec l'Esprit Saint que le Père lui donne " sans mesure " (Jn 3, 34).
1287 Or, cette plénitude de l'Esprit ne devait pas rester uniquement celle du Messie, elle devait être communiquée à tout le peuple messianique (cf. Ez 36, 25-27 ; Jl 3, 1-2). A plusieurs reprises le Christ a promis cette effusion de l'Esprit (cf. Lc 12, 12 ; Jn 3, 5-8 ; 7, 37-39 ; 16, 7-15 ; Ac 1, 8), promesse qu'il a réalisée d'abord le jour de Pâques (Jn 20, 22) et ensuite, de manière plus éclatante le jour de la Pentecôte (cf. Ac 2, 1-4). Remplis de l'Esprit Saint, les apôtres commencent à proclamer " les merveilles de Dieu " (Ac 2, 11) et Pierre de déclarer que cette effusion de l'Esprit est le signe des temps messianiques (cf. Ac 2, 17-18). Ceux qui ont alors cru à la prédication apostolique et qui se sont fait baptiser, ont à leur tour reçu le don du Saint-Esprit (cf. Ac 2, 38).
1288 " Depuis ce temps, les apôtres, pour accomplir la volonté du Christ, communiquèrent aux néophytes, par l'imposition des mains, le don de l'Esprit qui porte à son achèvement la grâce du Baptême (cf. Ac 8, 15-17 ; 19, 5-6). C'est pourquoi dans l'Épître aux Hébreux, prend place, parmi les éléments de la première instruction chrétienne, la doctrine sur les Baptêmes et aussi sur l'imposition des mains (cf. He 6, 2). L'imposition des mains est à bon droit reconnue par la tradition catholique comme l'origine du sacrement de la Confirmation qui perpétue, en quelque sorte, dans l'Église, la grâce de la Pentecôte " (Paul VI, const. ap. " Divinæ consortium naturæ ").
1289 Très tôt, pour mieux signifier le don du Saint-Esprit, s'est ajoutée à l'imposition des mains une onction d'huile parfumée (chrême). Cette onction illustre le nom de " chrétien " qui signifie " oint " et qui tire son origine de celui du Christ lui même, lui que " Dieu a oint de l'Esprit Saint " (Ac 10, 38). Et ce rite d'onction existe jusqu'à nos jours, tant en Orient qu'en Occident. C'est pourquoi, en Orient, on appelle ce sacrement chrismation, onction de chrême, ou myron, ce qui signifie " chrême ". En Occident le nom de Confirmation suggère que ce sacrement à la fois confirme le baptême et affermit la grâce baptismale.

Deux traditions : l'Orient et l'Occident


1290 Aux premiers siècles, la Confirmation constitue généralement une unique célébration avec le Baptême, formant avec celui-ci, selon l'expression de S. Cyprien, un " sacrement double ". Parmi d'autres raisons, la multiplication des Baptêmes d'enfants, et ce en tout temps de l'année, et la multiplication des paroisses (rurales), agrandissant les diocèses, ne permettent plus la présence de l'évêque à toutes les célébrations baptismales. En Occident, parce que l'on désire réserver à l'évêque l'achèvement du Baptême s'instaure la séparation temporelle des deux sacrements. L'Orient a gardé unis les deux sacrements, si bien que la confirmation est donnée par le prêtre qui baptise. Celui-ci cependant ne peut le faire qu'avec le " myron " consacré par un évêque (cf. CCEO, can. 695, 1 ; 696, 1).
1291 Une coutume de l'Église de Rome a facilité le développement de la pratique occidentale : grâce à une double onction au saint chrême après le Baptême : accomplie déjà par le prêtre sur le néophyte, au sortir du bain baptismal, elle est achevée par une deuxième onction faite par l'évêque sur le front de chacun des nouveaux baptisés (cf. S. Hippolyte, trad. ap. 21). La première onction au saint chrême, celle que donne le prêtre, est restée rattachée au rite baptismal ; elle signifie la participation du baptisé aux fonctions prophétique, sacerdotale et royale du Christ. Si le Baptême est conféré à un adulte, il n'y a qu'une onction postbaptismale : celle de la Confirmation.
1292 La pratique des Églises d'Orient souligne davantage l'unité de l'initiation chrétienne. Celle de l'Église latine exprime plus nettement la communion du nouveau chrétien avec son évêque, garant et serviteur de l'unité de son Église, de sa catholicité et de son apostolicité, et par là, le lien avec les origines apostoliques de l'Église du Christ.

II. LES SIGNES ET LE RITE DE LA CONFIRMATION


1293 Dans le rite de ce sacrement, il convient de considérer le signe de l'onction et ce que l'onction désigne et imprime : le sceau spirituel.
L'onction, dans la symbolique biblique et antique, est riche de nombreuses significations : l'huile est signe d'abondance (cf. Dt 11, 14 etc.) et de joie (cf. Ps 23, 5 ; 104, 15), elle purifie (onction avant et après le bain) et elle rend souple (l'onction des athlètes et des lutteurs) ; elle est signe de guérison, puisqu'elle adoucit les contusions et les plaies (cf. Is 1, 6 ; Lc 10, 34) et elle rend rayonnant de beauté, de santé et de force.
1294 Toutes ces significations de l'onction d'huile se retrouvent dans la vie sacramentelle. L'onction avant le Baptême avec l'huile des catéchumènes signifie purification et fortification ; l'onction des malades exprime la guérison et le réconfort. L'onction du saint chrême après le Baptême, dans la Confirmation et dans l'Ordination, est le signe d'une consécration. Par la Confirmation, les chrétiens, c'est-à-dire ceux qui sont oints, participent davantage à la mission de Jésus-Christ et à la plénitude de l'Esprit Saint dont Il est comblé, afin que toute leur vie dégage " la bonne odeur du Christ " (cf. 2 Co 2, 15).
1295 Par cette onction, le confirmand reçoit " la marque ", le sceau de l'Esprit Saint. Le sceau est le symbole de la personne (cf. Gn 38, 18 ; Ct 8, 6), signe de son autorité (cf. Gn 41, 42), de sa propriété sur un objet (cf. Dt 32, 34) - c'est ainsi que l'on marquait les soldats du sceau de leur chef et aussi les esclaves de celui de leur maître - ; il authentifie un acte juridique (cf. 1 R 21, 8) ou un document (cf. Jr 32, 10) et le rend éventuellement secret (cf. Is 29, 11).
1296 Le Christ lui-même se déclare marqué du sceau de son Père (cf. Jn 6, 27). Le chrétien, lui aussi, est marqué d'un sceau : " Celui qui nous affermit avec vous dans le Christ et qui nous a donné l'onction, c'est Dieu, Lui qui nous a marqués de son sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l'Esprit " (2 Co 1, 22 ; cf. Ep 1, 13 ; 4,30). Ce sceau de l'Esprit Saint, marque l'appartenance totale au Christ, la mise à son service pour toujours, mais aussi la promesse de la protection divine dans la grande épreuve eschatologique (cf. Ap 7, 2-3 ; 9, 4 ; Ez 9, 4-6).

La célébration de la Confirmation


1297 Un moment important qui précède la célébration de la Confirmation, mais qui, d'une certaine façon, en fait partie, est la consécration du saint chrême. C'est l'évêque qui, le Jeudi Saint, au cours de la Messe chrismale, consacre le saint chrême pour tout son diocèse. Dans les Églises d'Orient, cette consécration est même réservée au Patriarche :
La liturgie d'Antioche exprime ainsi l'épiclèse de la consécration du saint chrême (myron) : " [Père .... envoie ton Esprit Saint] sur nous et sur cette huile qui est devant nous et consacre-la, afin qu'elle soit pour tous ceux qui en seront oints et marqués : myron saint, myron sacerdotal, myron royal, onction d'allégresse, le vêtement de la lumière, le manteau du salut, le don spirituel, la sanctification des âmes et des corps, le bonheur impérissable, le sceau indélébile, le bouclier de la foi et le casque terrible contre toutes les œuvres de l'Adversaire " (Pontificale iuxta ritum Ecclesiae Syrorum Occidentalium id est Antiochiae, Pars I, Versio latina, polyglotte Vaticane 1941 p. 36-37).
1298 Lorsque la Confirmation est célébrée séparément du Baptême, comme c'est le cas dans le rite romain, la liturgie du sacrement commence par le renouvellement des promesses du Baptême et par la profession de foi des confirmands. Ainsi il apparaît clairement que la Confirmation se situe dans la suite du Baptême (cf. SC 71). Lorsqu'un adulte est baptisé, il reçoit immédiatement la Confirmation et participe à l'Eucharistie (cf. CIC, can. 866).
1299 Dans le rite romain, l'évêque étend les mains sur l'ensemble des confirmands, geste qui, depuis le temps des apôtres, est le signe du don de l'Esprit. Et l'évêque d'invoquer l'effusion de l'Esprit :
" Dieu très bon, Père de Jésus, le Christ, notre Seigneur, regarde ces baptisés sur qui nous imposons les mains : par le Baptême, tu les as libérés du péché, tu les as fait renaître de l'eau et de l'Esprit. Comme tu l'as promis, répands maintenant sur eux ton Esprit Saint ; donne-leur en plénitude l'Esprit qui reposait sur ton Fils Jésus : esprit de sagesse et d'intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et d'affection filiale ; remplis-les de l'esprit de la crainte de Dieu. Par le Christ, notre Seigneur " (Ordo confirmationis, 25, polyglotte Vaticane 1973, p. 26).
1300 Suit le rite essentiel du sacrement. Dans le rite latin, " le sacrement de Confirmation est conféré par l'onction du saint chrême sur le front, faite en imposant la main, et par ces paroles : 'Accipe signaculum doni Spiritus Sancti' ('Sois marqué de l'Esprit Saint, le don de Dieu') " (Paul VI, const. ap. Divinæ consortium naturæ). Dans les Églises orientales de rite byzantin, l'onction du myron se fait, après une prière d'Epiclèse, sur les parties les plus significatives du corps : le front, les yeux, les narines, les oreilles, les lèvres, la poitrine, le dos, les mains et les pieds ; chaque onction étant accompagnée de la formule : " Sfragiz dwreaz Pneumatoz Agiou " (" Signaculum doni Spiritus Sancti ", " Sceau du don de l'Esprit-Saint " [Rituale per le Chiese orientali di rito bizantino in lingua greca, Pars 1, Vatican 1954 p. 36]).
1301 Le baiser de paix qui achève le rite du sacrement signifie et manifeste la communion ecclésiale avec l'évêque et avec tous les fidèles (cf. S. Hippolyte, trad. ap. 21).

III. LES EFFETS DE LA CONFIRMATION


1302 Il ressort de la célébration que l'effet du sacrement de Confirmation est l'effusion spéciale de l'Esprit Saint, comme elle fut accordée jadis aux apôtres au jour de la Pentecôte.
1303 De ce fait, la Confirmation apporte croissance et approfondissement de la grâce baptismale :
- elle nous enracine plus profondément dans la filiation divine qui nous fait dire " Abba, Père " (Rm 8, 15) ;
- elle nous unit plus fermement au Christ ;
- elle augmente en nous les dons de l'Esprit Saint ;
- elle rend notre lien avec l'Église plus parfait (cf. LG 11) ;
- elle nous accorde une force spéciale de l'Esprit Saint pour répandre et défendre la foi par la parole et par l'action en vrais témoins du Christ, pour confesser vaillamment le nom du Christ et pour ne jamais éprouver de la honte à l'égard de la croix (cf. DS 1319 ; LG 11 ; 12) :
Rappelle donc que tu as reçu le signe spirituel, l'Esprit de sagesse et d'intelligence, l'Esprit de conseil et de force, l'Esprit de connaissance et de piété, l'Esprit de la sainte crainte, et garde ce que tu as reçu. Dieu le Père t'a marqué de son signe, le Christ Seigneur t'a confirmé et il a mis en ton cœur le gage de l'Esprit (S. Ambroise, myst. 7, 42 : PL 16, 402-403).
1304 Comme le Baptême dont elle est l'achèvement, la Confirmation est donnée une seule fois. La Confirmation imprime en effet dans l'âme une marque spirituelle indélébile, le " caractère " (cf. DS 1609), qui est le signe de ce que Jésus-Christ a marqué un chrétien du sceau de son Esprit en le revêtant de la force d'en haut pour qu'il soit son témoin (cf. Lc 24, 48-49).
1305 Le " caractère " perfectionne le sacerdoce commun des fidèles, reçu dans le Baptême, et " le confirmé reçoit la puissance de confesser la foi du Christ publiquement, et comme en vertu d'une charge (quasi ex officio) " (S. Thomas d'A., s. th. 3, 72, 5, ad 2).

IV. QUI PEUT RECEVOIR CE SACREMENT ?


1306 Tout baptisé non encore confirmé peut et doit recevoir le sacrement de la Confirmation (cf. CIC, can. 889, § 1). Puisque Baptême, Confirmation et Eucharistie forment une unité, il s'en suit que " les fidèles sont tenus par l'obligation de recevoir ce sacrement en temps opportun " (CIC, can. 890), car sans la Confirmation et l'Eucharistie, le sacrement du Baptême est, certes, valide et efficace, mais l'initiation chrétienne reste inachevée.
1307 La coutume latine, depuis des siècles, indique " l'âge de la discrétion " comme point de référence pour recevoir la Confirmation. En danger de mort, on doit cependant confirmer les enfants même s'ils n'ont pas encore atteint l'âge de la discrétion (cf. CIC, can. 891 ; 883, 3).
1308 Si l'on parle parfois de la Confirmation comme du " sacrement de la maturité chrétienne ", il ne faudrait pas pour autant confondre l'âge adulte de la foi avec l'âge adulte de la croissance naturelle, ni oublier que la grâce baptismale est une grâce d'élection gratuite et imméritée qui n'a pas besoin d'une " ratification " pour devenir effective. S. Thomas le rappelle :
L'âge du corps ne constitue pas un préjudice pour l'âme. Ainsi, même dans l'enfance, l'homme peut recevoir la perfection de l'âge spirituel dont parle la Sagesse (4, 8) : 'La vieillesse honorable n'est pas celle que donnent de longs jours, elle ne se mesure pas au nombre des années'. C'est ainsi que de nombreux enfants, grâce à la force du Saint-Esprit qu'ils avaient reçue, ont lutté courageusement et jusqu'au sang pour le Christ (Thomas d'A., s. th. 3, 72, 8, ad 2).
1309 La préparation à la Confirmation doit viser à conduire le chrétien vers une union plus intime au Christ, vers une familiarité plus vive avec l'Esprit Saint, son action, ses dons et ses appels, afin de pouvoir mieux assumer les responsabilités apostoliques de la vie chrétienne. Par là, la catéchèse de la confirmation s'efforcera d'éveiller le sens de l'appartenance à l'Église de Jésus-Christ, tant à l'Église universelle qu'à la communauté paroissiale. Cette dernière porte une responsabilité particulière dans la préparation des confirmands (cf. OCf prænotanda 3).
1310 Pour recevoir la Confirmation il faut être en état de grâce. Il convient de recourir au sacrement de Pénitence pour être purifié en vue du don du Saint-Esprit. Une prière plus intense doit préparer à recevoir avec docilité et disponibilité la force et les grâces du Saint-Esprit (cf. Ac 1, 14).
1311 Pour la Confirmation, comme pour le Baptême, il convient que les candidats cherchent l'aide spirituelle d'un parrain ou d'une marraine. Il convient qu'il soit le même que pour le Baptême pour bien marquer l'unité des deux sacrements (cf. OCf prænotanda 5 ; 6 ; CIC, can. 893, § 1. 2).

V. LE MINISTRE DE LA CONFIRMATION


1312 Le ministre originaire de la Confirmation est l'évêque (LG 26).
En Orient, c'est ordinairement le prêtre qui baptise qui donne aussi immédiatement la Confirmation dans une seule et même célébration. Il le fait cependant avec le saint chrême consacré par le patriarche ou l'évêque, ce qui exprime l'unité apostolique de l'Église dont les liens sont renforcés par le sacrement de Confirmation. Dans l'Église latine on applique la même discipline dans les baptêmes d'adultes ou lorsqu'est admis à la pleine communion avec l'Église un baptisé d'une autre communauté chrétienne qui n'a pas validement le sacrement de confirmation (cf. CIC, can. 883, § 2).
1313 Dans le rite latin, le ministre ordinaire de la Confirmation est l'évêque (cf. CIC, can. 882). Même si l'évêque peut, en cas de nécessité, concéder la faculté à des prêtres d'administrer la Confirmation (CIC, can. 884, § 2), il convient qu'il la confère lui-même, n'oubliant pas que c'est pour cette raison que la célébration de la Confirmation a été temporellement séparée du Baptême. Les évêques sont les successeurs des apôtres, ils ont reçu la plénitude du sacrement de l'ordre. L'administration de ce sacrement par eux marque bien qu'il a pour effet d'unir ceux qui le reçoivent plus étroitement à l'Église, à ses origines apostoliques et à sa mission de témoigner du Christ.
1314 Si un chrétien est en danger de mort, tout prêtre peut lui donner la Confirmation (cf. CIC, can. 883, § 3). En effet, l'Église veut qu'aucun de ses enfants, même tout petit, ne sorte de ce monde sans avoir été parfait par l'Esprit Saint avec le don de la plénitude du Christ.

EN BREF


1315 " Apprenant que la Samarie avait accueilli la parole de Dieu, les apôtres qui étaient à Jérusalem y envoyèrent Pierre et Jean. Ceux-ci descendirent donc chez les Samaritains et prièrent pour eux, afin que l'Esprit Saint leur fût donné. Car Il n'était encore tombé sur aucun d'eux ; ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors Pierre et Jean se mirent à leur imposer les mains et ils recevaient l'Esprit Saint " (Ac 8, 14-17).
1316 La Confirmation parfait la grâce baptismale ; elle est le sacrement qui donne l'Esprit Saint pour nous enraciner plus profondément dans la filiation divine, nous incorporer plus fermement au Christ, rendre plus solide notre lien avec l'Église, nous associer davantage à sa mission et nous aider à rendre témoignage de la foi chrétienne par la parole accompagnée des œuvres.
1317 La Confirmation, comme le Baptême, imprime dans l'âme du chrétien un signe spirituel ou caractère indélébile ; c'est pourquoi on ne peut recevoir ce sacrement qu'une seule fois dans la vie .
1318 En Orient, ce sacrement est administré immédiatement après le Baptême ; il est suivi de la participation à l'Eucharistie, tradition qui met en relief l'unité des trois sacrements de l'initiation chrétienne. Dans l'Église latine on administre ce sacrement lorsque l'âge de raison est atteint, et on en réserve ordinairement la célébration à l'évêque, signifiant ainsi que ce sacrement affermit le lien ecclésial.
1319 Un candidat pour la Confirmation qui a atteint l'âge de raison doit professer la foi, être en état de grâce, avoir l'intention de recevoir le sacrement et être préparé à assumer son rôle de disciple et de témoin du Christ, dans la communauté ecclésiale et dans les affaires temporelles.
1320 Le rite essentiel de la Confirmation est l'onction avec le saint chrême sur le front du baptisé (en Orient également sur d'autres organes des sens), avec l'imposition de la main du ministre et les paroles : " Accipe signaculum doni Spiritus Sancti " (" Reçois la marque du don de l'Esprit Saint "), dans le rite romain, " Signaculum doni Spiritus Sancti " (" Sceau du don de l'Esprit Saint "), dans le rite byzantin.
1321 Lorsque la Confirmation est célébrée séparément du Baptême, son lien avec le Baptême est exprimé entre autres par le renouvellement des engagements baptismaux. La célébration de la Confirmation au cours de l'Eucharistie contribue à souligner l'unité des sacrements de l'initiation chrétienne.

Mercredi 20 Mai 2009 à 21h18 dans La confirmationPoster un commentaire
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